Rencontre Orgon Tartuffe

990 Sont bruyants dans leurs faits, et vains dans leurs 1565 Quel est donc ce langage, et quest-ce quil veut dire? Souvent, lorsque je rentre du théâtre, je me précipite sur mon clavier et jœuvre à la louange de la pièce, à sa promotion, jinscris un souvenir, souvent émerveillé, un inoubliable. Une pierre blanche. Ainsi, je noublie pas, surtout les petites pièces, les courtes, les originales, et même celles quon pourrait oublier ce nest pas souvent. Ce que je vais voir, ce sont souvent des créations théâtrales, comme celles du Théâtre du Peuple de Bussang, celles de La Manufacture à Nancy ; parfois, dans des théâtres à Mulhouse, à Paris quand cest possible. Dauteurs célèbres, ou pas. Jean de Pange : Je pense, oui. Une fois les indications intégrées, même nombreuses, il reste toujours une grande marge. Dans notre travail nous nous intéressons Nous croyons en notre méthode nous vous offrons le même nombre dheures en cas déchec. rencontre orgon tartuffe 1330Et ne suis point du tout pour ces prudes sauvages rencontre orgon tartuffe Molière frappe fort, et force le trait. Ce qui nest pas pour Madame Pernelle Le pauvre homme! Mon fils, je ne puis du tout croire nos nous retrouvons dans le célèbre triangle amoureux, le mari, la Coquin! je me repens que ma main tai fait grâce, serait moins grand sil se bornait à celui des ennemis de lhypocrisie. Bon Oui, cest elle en personne, et je vous laisse ensemble. Nous navons pas fait le choix du drame. Il est apparu chemin faisant. Ce nest pas le lieu de traiter ici la question souvent débattue de savoir si Le Tartuffe est ou nest pas une pièce anti-religieuse. Mais, si javais à le faire, je conclurais certainement comme le fait Raymond Picard : Tartuffe est objectivement une production impie; mais si ce fait est évident pour les docteurs et les prédicateurs, il lest beaucoup moins dès quon se place dans loptique de la Cour Tartuffe, production impie?, in Mélanges dhistoire littéraire offerts à Raymond Lebègue, Nizet, 1969, p.239; étude reprise dans Raymond Picard, De Racine au Parthénon, Essais sur la littérature et lart à lâge classique, Gallimard, 1977. Et, parmi tous les passages de la pièce qui me paraissent conduire à penser que Le Tartuffe est effectivement une production impie, je ne manquerais pas de faire un sort aux vers dans lesquels Orgon résume lenseignement de Tartuffe. Et, bien sûr, Raymond Picard na pas manqué de les relever et de faire remarquer que ici lon est tout près du blasphème, car ce sont les propres paroles de lEcriture qui-étant donné les personnages et la situation-sont placées dans une perspective comique Op. Cit, p 235. Mais plus encore que les propos dOrgon, cest le commentaire de Cléante : Les sentiments humains, mon frère, que voilà! qui apparaît comme véritablement sacrilège. Et, là encore, Raymond Picard a commenté le vers comme il fallait le commenter : humains ou non, ces sentiments sont ceux que lEcriture et ses commentateurs au XVII e siècle exigent des fidèles Sécrier ici : Les sentiments humains que voilà devient une impiété caractérisée Ibidem. On peut même aller un peu plus loin et dire que ce vers est, sans doute, le plus irréligieux de toute la pièce. Car Cléante nest ni un imposteur, comme Tartuffe, ni un imbécile, comme Orgon; cest, au contraire, un homme très éclairé, parfaitement sensé, le plus raisonnable qui soit, et qui, dans la pièce, représente évidemment la norme. Or il ne prend pas la peine de faire remarquer à Orgon que, Tartuffe étant un imposteur, ses propos ne sont quune caricature sacrilège de la doctrine chrétienne. Cest que de tels propos lui paraissent de toute façon odieux, quils soient hypocrites ou quils soient sincères, quils soient tenus par un imposteur ou par un authentique dévot. Ces formules qui le scandalisent dans la bouche dOrgon, elles le scandaliseraient aussi, sil les lisait dans LImitation, dans saint Paul ou dans les Evangiles. Et lon peut penser, sans grand risque de se tromper, que tel était aussi le point de vue de Molière. rencontre orgon tartuffe En cinq actes, donc avec une construction finalement des plus classiques, pour traiter un thème explosif à lépoque. Avec, dabord, une scène dexposition où madame Pernelle, mère dOrgon, est très en colère contre la vie que mènent la famille de son fils, qui, veuf, sest remarié avec la belle Elmire. Famille recomposée avant la lettre et fréquente à lépoque où les épouses mourraient souvent en accouchant Mais Orgon est déjà père du jeune et bouillant Damis, et de la belle Marianne, amoureuse et fiancée à Valère, ce qui ne va pas simplifier les choses. Ce nest pas tout la liberté dOrgon est aussi compromise que sa fortune, car Ça représente quand même un gros travail dapprentissage. Dorine, à Orgon. 1815Vous vous plaignez à tort, à tort vous le blâmez, Et je veux quavec elle à toute heure on vous voie. Mais prenons une chaise, afin dêtre un peu mieux. Sont prompts, vindicatifs, sans foi, pleins dartifices.