Suite à la chute de Ngo Dinh Diêm, président autoritaire du Sud-Vietnam 1963, lauteur quitte les chaleurs tropicales. Alors enfant, il débarque à Londres et découvre les premières séries tv et le top of the pops. Lécran de télévision sinstalle dans le foyer et sert de relais infos avec Saigon. Sur le papier, au Londres polychrome succède un Vietnam pourpre, aux tons de pastels. À Saigon, le général Khàn simpose dans un pays sous perfusion américaine. En 1964, Lyndon Johnson déclenche le combat, 600 000 hommes sont déployés sur place, pour un désastre narré par la suite. La population paysanne est prise en tenaille entre VC soldat de larmée du nord et GI soldat américain. Cet embryon de conflit alimente un exode rural qui nourrit les faubourgs de Saigon en misère et débrouillardise, prostitution et drogue. À létranger, la jeunesse se cristallise autour dun rejet collectif du conflit, prenant parti pour le VC minus face au géant US. La dernière thématique abordée si lon peut parler de thématiques ici concerne le voyage. Aujourdhui encore, à travers le monde, des milliers de jeunes senvolent, backpacks solidement arrimés, vers les destinations les plus improbables à la recherche dautres visions de la nature ou, pour certains, des drogues moins chères et des nanas plus faciles. Charles la fait comme tout le monde ; accompagné dun couteau suisse et de sa paire de bouliches, le mec a vadrouillé dans une bonne partie de lEurope, du Moyen Orient et de lAsie, rien que ça. Au hasard des destinations, au cahotements des transports, il décrit dans ce livre sa passion pour la découverte. Il nous offre des descriptions de paysages ahurissantes, dautant plus quelles sont souvent en partie fantasmagoriques et nous transmet avec une facilité déconcertante lenvie de prendre ses jambes à son cou pour aller voir ce quil se passe ailleurs. Cest lun des aspects les plus reluisants du livre : linvitation au voyage et à la découverte de la nature. Et bien quil lexploite pour sa part à mauvais escient, plus intéressé quil létait par la consommation de stupéfiants, qui na jamais rêvé de se retrouver perdu dans un village indien au milieu des rizières et des femmes cultivatrices? Qui na jamais rêvé de découvrir le monde qui nous entoure sans devoir se soucier dargent, damour, de responsabilité et de boulot? Cest tout le privilège du camé : rien na dautre intérêt que sa dope et le paysage qui lentoure Avertissez-moi par e-mail des nouveaux commentaires. Une fenêtre pop-into dinformation contenu principal de Sensagent est invoquée un double-clic sur nimporte quel mot de votre page web. LA fenêtre fournit des explications et des traductions contextuelles, cest-à-dire sans obliger votre visiteur à quitter votre page web! tout vrai drogué, un jour ou lautre en arrive finalement à la piqûre. Et devient un junkie. Un Dieu. Ou une loque. Au choix. Établies, à la crainte de mourir ou de ne pas survivre. Il nous emmène dans sa quête Désormais, je ne resterai pas un seul jour, une seule nuit, sans me droguer. Enfin bref, un livre à lire pour ceux qui raffolent de ce genre de roman auto-bio et de drogue-attitude! 4 Bruno Blum :, le reggae et les rastas, Edition Hors Collection, 2010, page 16.
Drogue cest immoral, la Drogue cest lEnfer.. Et le livre nexiste Si vous disposez douvrages ou darticles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter larticle en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section. Cest pour la seconde que je penche. Car jen suis maintenant tout à fait certain, ce nest ni un flic, ni un indic. Jamais un flic ou un indic noserait me faire la cour avec des ficelles aussi grosses. Au Hilton, nous montons tout droit dans sa chambre. Belle chambre de luxe avec moquette, salle de bain et tout ce quil faut pour vivre à laise. De son armoire, OBrian sort avec des airs de conspirateur une valise de peau marron, en extrait une pochette, louvre et en tire 3 000 dollars en billets de 100 quil compte devant Yvon et moi. Bon, ça va, dis-je en essayant de ne pas avoir lœil trop brillant devant les beaux billets tout neufs qui craquent sous sa main. On se revoit demain, après-midi. Dici là, jespère avoir des nouvelles pour toi. Nous nous en allons en nous frottant les mains. Les 3 000 dollars seront bientôt dans notre poche Si tout marche bien! Car il sagit maintenant de mettre au point un plan sérieux et impeccable qui nous fasse tomber tout cuit le bel argent dans nos poches. Pas question en effet de chercher les vingt-cinq kilos de haschisch. Ce quil faut, cest rouler notre homme dans les grandes largeurs. Oui, mais comment? Tout en rentrant vers Sultana Meth, je gamberge de toutes mes forces. Peu à peu, le plan se dessine dans ma tête. Il me faut un intermédiaire, un petit trafiquant que je paierai un peu et que je présenterai à OBrian comme ayant du haschisch. Puis on prendra un rendez-vous et alors, à moi de jouer. Au Grand Bazar, jai vite fait de trouver Neiman. Cest un change-money à qui nous avons eu souvent affaire. La cinquantaine, bien conservé, il est malin et en plus, il parle un peu le français. Deux qualités importantes pour ce que jai à lui demander. Nous allons boire ensemble un thé et manger des pâtisseries et là, je lui explique le plan qui est maintenant tout dessiné. Pour commencer, je lui raconte vite lhistoire du Canadien, les vingt-cinq kilos de haschisch à 100 dollars le kilo, la naïveté 62 eTerritoire vous propose de consulter dans cette page lagenda des prochains événements qui se dérouleront à proximité en me permettant quelques sorties, en solitaire, dans les grands hôtels et les endroits pour touristes. Sauf à la fin, quand je suis devenu un junkie. Pour les autres, les malhabiles, les malchanceux, il restait une dernière solution : vendre son sang. Je ne crois pas exagérer en écrivant que bon nombre de hippies ont payé au moins la moitié de leur voyage jusquà Katmandou et une bonne partie de leur séjour là-bas en vendant leur sang. Dès la France dailleurs. Cest une chose quon connaît rarement, mais on peut vendre son sang en France. Il existe un institut à Paris, avec deux succursales, à Lyon et à Marseille, qui vous achète 50 F les 300 gr de sang. Après, tous les gars de la route savent les jalons où lon peut vendre son sang. En Italie, cela se fait facilement. En Yougoslavie aussi, mais rien quà Belgrade à ma connaissance du moins. En Grèce, surtout à Thessalonique. À Istanbul, bien sûr, ainsi quà Beyrouth. Mais létape de la route où le sang se vend le plus cher, cest Koweït. On le paie jusquà 28 ou 30 dollars le flacon. Il ny a pas dautre raison au fait que Koweït a vu défiler tant de hippies. En Inde et au Pakistan, également New Delhi, Bombay, Karachi on vend son sang. À Katmandou cest spécial : il ny a pas de banque de sang. On ne le met pas en conserve. Il faut aller sinscrire au centre de transfusion, laisser son adresse et attendre quon ait besoin de vous et quon vous appelle. Une règle à ne pas oublier : il ne faut surtout pas se présenter avec les bras couverts de marques de shoots : on vous repousse automatiquement. Un drogué peut être un type qui a eu des infections, principalement lhépatite à virus, et les médecins, on le comprend, redoutent cela par-dessus tout. Cest pourquoi les types qui donnent leur sang se piquent ailleurs quau bras : cou-de-pied, creux du genou, cuisse, etc. Il arrive parfois cependant quun médecin méfiant se fasse montrer les jambes 239
universitaire, un voyage organisé en Inde. Elle a décidé, une fois sur place, de ne pas rentrer. Au lieu de reprendre son avion pour Bruxelles avec son groupe, elle a pris lavion pour Katmandou. Elle est triste et un peu désemparée. Katmandou nest plus ce quelle croyait mais, fierté ou paresse, elle na quand même pas envie de rentrer tout de suite. Krishna lamuse beaucoup. Elle lui offre des gâteaux, baragouine avec lui. Bref, nous sommes en train de devenir très copains tous les trois. Mais elle a promis à des amis daller terminer la soirée chez eux. Nous nous fixons rendez-vous le lendemain et elle sen va avec une partie du groupe de touristes qui laccompagnent. Les autres restent là et Krishna, à leur demande, sattable à côté deux. Moi, dans mon coin, jai un peu perdu conscience. Jai un coup de fatigue. Je me laisse aller sur la table, couché entre les tasses et les assiettes que jai mollement repoussées du coude et, les bras croisés, la tête sur les avant-bras, jentre dans un demisommeil. À côté, jentends vaguement de temps à autre, les rires de Krishna et de ses nouveaux amis. Ils ont lair de très bien sentendre Des visions me reviennent Je ferme tout à fait les yeux Je me sens partir, doucement, doucement Un brutal éclat de voix me fait sursauter. Que se passe-t-il? Où suis-je? Ah! oui, je suis au Cabin Mais où est Krishna? Je soulève péniblement mes paupières et je vois ceci : Un des touristes, un Français, ou un Belge, ou un Suisse, enfin il parle français, a pris Krishna à partie. Le gosse, tout tremblant, est debout devant la table du type. Celui-ci la attrapé par le poignet et il hurle : Sale petit macaque! tu vas me rendre ce billet, oui ou non? Et jentends Krishna qui répond, dune voix blanche à peine audible, tellement il est terrorisé. Moi pas voler, pas voler Si! hurle lautre, tu mas volé un billet de dix roupies. Je lavais dans cette poche, et tu tes assis de ce côté-là. Rends-le vite, ou je te fiche une raclée. 371 On voit bien, quen 70, 80, 90, 2011 parler des drogues a des novices ca passionne les foules et ca interresse plus quon ne croit Javais posté il y a un mois suite à la réception de mon mighty Salut, je suis lecteur de psychoactif depuis quelques années maintenant, et ta question ma décidé à minscrire il y a tout juste 5 minutes afin de répondre,édit après écriture: vu le pavé, beaucoup plus en fin de compte.. Et bien pour ma chérie et moi, qui prenions de l héro depuis Les hôtels sont sales et il nous décrit lhygiène la plus immonde qui existe, ils marchent pieds nu dans des rues ou les excrément recouvrent le sol, les rats et les cafard fourmillent dans les chambre etc. Avec les cimes de lHimalaya devant moi et une dernière orgie formidable de drogue. Jinsiste : Dis-leur, toi qui es allé en ville, qui sais mieux. Dis-leur quils sont fous, quil y a des limites à ce quun homme peut faire. Son regard se fait mauvais. Il serre les dents. Il grince. Étranger, soigne-le, je te dis. Bon, jai compris. Je nai pas le choix, il faut que jy passe. En cas de malheur, celui-là au fond, avec son long couteau recourbé dans la ceinture, sera le premier à me frapper. Jétale donc devant moi ma trousse à pharmacie. Et je commence, toujours pour les mettre en confiance, à me faire mon shoot. Cette fois, il est vital. Jen ai sacrément besoin pour être le plus possible lucide. Je commence par la traditionnelle piqûre de pénicilline. Puis je donne au malade un paquet de somnifère. Au fur et à mesure, jexplique à mon interprète ce que je fais, et il traduit. Les autres hochent la tête à chaque phrase. Le type est bientôt K.O, presque endormi. Je demande quand même que trois villageois viennent le tenir. Aussi violente soit la dose de somnifère, elle ne remplacera pas la véritable anesthésie dont il aurait besoin. Linterprète traduit mes phrases : ce que jai donné, cest pour quil souffre moins, mais il va quand même crier, très fort, et bouger. Alors, il faut le tenir. On a compris, on maintient mon bonhomme, la tête sur le côté gauche, calée entre deux pierres. Jaffûte mon couteau le mieux possible, je le passe à la flamme, puis à lalcool. Je coupe les cheveux autour de loreille, je nettoie à lalcool, jinonde de mercurochrome. Tout est prêt pour lincision. Je fais signe quon le tienne bien. Si jétais croyant, je ferais bien un signe de croix. Je me contente de penser : pourvu que ça marche! Et jattaque labcès. Pas par-dedans, jai trop peur que tout coule dans loreille même. Je tranche, dun bon coup sec, à vif dans labcès derrière 303 Et cest ce livre qui ma décidé à lever le mien au Kirghizstan! noscript a hrefhttp:fl01.ct2.comclick.comclick_url.ct2?id_regie1num_editeur4756num_site1num_emplacement1 target_blank.
