{"id":10352,"date":"2020-10-13T01:26:27","date_gmt":"2020-10-13T01:26:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/?p=10352"},"modified":"2020-10-04T11:14:38","modified_gmt":"2020-10-04T11:14:38","slug":"rencontre-entre-emma-et-leon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/2020\/10\/13\/rencontre-entre-emma-et-leon\/","title":{"rendered":"Rencontre Entre Emma Et Leon"},"content":{"rendered":"<p>Solitude : le narrateur qui est \u00e9galement lun des enfants de l\u00e9cole, comme Les inqui\u00e9tudes de Rodolphe ne font quattiser la passion dEmma. Mais est rappel\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 lorsquelle croise un matin M. Binet en rentrant dune de ses escapades. Les rendez-vous secrets sont limit\u00e9s \u00e0 la tonnelle du jardin ce qui ne fait que d\u00e9t\u00e9riorer leur liaison. Emma finit par se repentir et met fin \u00e0 la relation M. Homais \u00e0 la fin du chapitre vient faire une proposition Dabord cette fid\u00e9lit\u00e9 nest pas une absence de point de vue mais correspond absolument \u00e0 un choix cin\u00e9matographique. Chabrol se place dans un horizon de lecture et veut montrer comment la puissance cin\u00e9matographique se met au service du style de Flaubert. La mention de lappartenance et de la provenance au g\u00e9n\u00e9rique Madame Bovary de Gustave Flaubert montre \u00e0 quel point ladaptateur sinscrit comme un lecteur attentif du grand-\u0153uvre. Le spectateur monte dans le film comme lenfant dans la carriole et prend la lecture en marche, dans son mouvement. Non seulement Chabrol supprime le premier chapitre du roman, mais il fait ressentir cette absence et oblige le spectateur \u00e0 se positionner devant ses choix dadaptation. Croisillon de fils dor, en mani\u00e8re de gland. Elle \u00e9tait neuve ; la visi\u00e8re In order to preview this item and view access options please enable javascript. Since scans are not currently available to screen readers, please Well provide a PDF copy for your screen reader. Sous cet angle, on peut penser que Madame Bovary est un roman dapprentissage. Oh! reprit-il en riant dun air bonhomme, on met tout ce que lon veut sur les factures. Est-ce que je ne connais pas les m\u00e9nages? <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.scena.org\/blog\/newswire\/uploaded_images\/Carole-Therrien-trio-783943-784507.JPG\" alt=\"rencontre entre emma et leon\" align=\"center\"> phrase : Consultant la physionomie des lettres assembl\u00e9es., il Au moment o\u00f9 ils entr\u00e8rent dans la for\u00eat, le soleil parut. Dieu nous prot\u00e8ge! dit Rodolphe. Vous croyez? fit-elle. Avan\u00e7ons! avan\u00e7ons! reprit-il. Il claqua de la langue. Les deux b\u00eates couraient. De longues foug\u00e8res, au bord du chemin, se prenaient dans l\u00e9trier dEmma. Rodolphe, tout en allant, se penchait et il les retirait \u00e0 mesure. Dautres fois, pour \u00e9carter les branches, il passait pr\u00e8s delle, et Emma sentait son genou lui fr\u00f4ler la jambe. Le ciel \u00e9tait devenu bleu. Les feuilles ne remuaient pas. Il y avait de grands espaces?221? pleins de bruy\u00e8res tout en fleurs ; et des nappes de violettes salternaient avec le fouillis des arbres, qui \u00e9taient gris, fauves ou dor\u00e9s, selon la diversit\u00e9 des feuillages. Souvent on entendait, sous les buissons, glisser un petit battement dailes, ou bien le cri rauque et doux des corbeaux, qui senvolaient dans les ch\u00eanes. Ils descendirent. Rodolphe attacha les chevaux. Elle allait devant, sur la mousse, entre les orni\u00e8res. Mais sa robe trop longue lembarrassait, bien quelle la port\u00e2t relev\u00e9e par la queue, et Rodolphe, marchant derri\u00e8re elle, contemplait entre ce drap noir et la bottine noire, la d\u00e9licatesse de son bas blanc, qui lui semblait quelque chose de sa nudit\u00e9. Elle sarr\u00eata. Je suis fatigu\u00e9e, dit-elle. Allons, essayez encore! reprit-il. Du courage! Puis, cent pas plus loin, elle sarr\u00eata de nouveau ; et, \u00e0 travers son voile, qui de son chapeau dhomme descendait obliquement sur ses hanches, on distinguait son visage dans une transparence bleu\u00e2tre, comme si elle e\u00fbt nag\u00e9 sous des flots dazur. O\u00f9 allons-nous donc? Il ne r\u00e9pondit rien. Elle respirait dune fa\u00e7on saccad\u00e9e. Rodolphe jetait les yeux autour de lui et il se mordait la moustache. Ils arriv\u00e8rent \u00e0 un endroit plus large, o\u00f9 lon avait abattu des baliveaux. Ils sassirent sur un tronc darbre renvers\u00e9, et Rodolphe se mit \u00e0 lui parler de son amour?222? Il ne leffraya point dabord par des compliments. Il fut calme, s\u00e9rieux, m\u00e9lancolique. Emma l\u00e9coutait la t\u00eate basse, et tout en remuant, avec la pointe de son pied, des copeaux par terre. Mais, \u00e0 cette phrase : Est-ce que nos destin\u00e9es maintenant ne sont pas communes. Eh non! r\u00e9pondit-elle. Vous le savez bien. Cest impossible. Elle se leva pour partir. Il la saisit au poignet. Elle sarr\u00eata. Puis, layant consid\u00e9r\u00e9 quelques minutes dun \u0153il amoureux et tout humide, elle dit vivement : Ah! tenez, nen parlons plus O\u00f9 sont les chevaux? Retournons. Il eut un geste de col\u00e8re et dennui. Elle r\u00e9p\u00e9ta : O\u00f9 sont les chevaux? o\u00f9 sont les chevaux? Alors, souriant dun sourire \u00e9trange et la prunelle fixe, les dents serr\u00e9es, il savan\u00e7a en \u00e9cartant les bras. Elle se recula tremblante. Elle balbutiait : Oh! vous me faites peur! vous me faites mal! Partons. Puisquil le faut, reprit-il en changeant de visage. Et il redevint aussit\u00f4t respectueux, caressant, timide. Elle lui donna son bras. Ils sen retourn\u00e8rent. Il disait : Quaviez-vous donc? Pourquoi? Je nai pas compris! Vous vous m\u00e9prenez, sans doute? Vous \u00eates dans mon \u00e2me comme une madone sur un pi\u00e9destal, \u00e0 une place haute, solide et?223? immacul\u00e9e. Mais jai besoin de vous pour vivre! Jai besoin de vos yeux, de votre voix, de votre pens\u00e9e. Soyez mon amie, ma s\u0153ur, mon ange! Et il allongeait son bras et lui en entourait la taille. Elle t\u00e2chait de se d\u00e9gager mollement. Il la soutenait ainsi, en marchant. Mais ils entendirent les deux chevaux qui broutaient le feuillage. Oh! encore, dit Rodolphe. Ne partons pas! Restez! Il lentra\u00eena plus loin, autour dun petit \u00e9tang, o\u00f9 des lentilles deau faisaient une verdure sur les ondes. Des n\u00e9nuphars fl\u00e9tris se tenaient immobiles entre les joncs. Au bruit de leurs pas dans lherbe, des grenouilles sautaient pour se cacher. Jai tort, jai tort, disait-elle. Je suis folle de vous entendre. Pourquoi? Emma! Emma! Oh! Rodolphe! fit lentement la jeune femme en se penchant sur son \u00e9paule. Le drap de sa robe saccrochait au velours de lhabit. Elle renversa son cou blanc, qui se gonflait dun soupir ; et, d\u00e9faillante, tout en pleurs, avec un long fr\u00e9missement et se cachant la figure, elle sabandonna. Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal, passant entre les branches, lui \u00e9blouissait les yeux. \u00c7\u00e0 et l\u00e0, tout autour delle, dans les feuilles ou par terre, des taches lumineuses tremblaient, comme si des colibris, en volant, eussent \u00e9parpill\u00e9 leurs plumes. Le silence \u00e9tait partout ; quelque chose de doux semblait sortir des arbres ; elle sentait son c\u0153ur, dont les battements recommen\u00e7aient, et le sang circuler dans sa chair comme?224? un fleuve de lait. Alors, elle entendit tout au loin, au del\u00e0 du bois, sur les autres collines, un cri vague et prolong\u00e9, une voix qui se tra\u00eenait, et elle l\u00e9coutait silencieusement, se m\u00ealant comme une musique aux derni\u00e8res vibrations de ses nerfs \u00e9mus. Rodolphe, le cigare aux dents, raccommodait avec son canif une des deux brides cass\u00e9e. Dilemme pour Emma : c\u00e9der \u00e0 la tentation avec L\u00e9on ou rester une \u00e9pouse digne? <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.programme.tv\/media\/cache\/relative_max_355x272\/upload\/epgs\/2013\/01\/madame-bovary_39105_1.jpg\" alt=\"rencontre entre emma et leon\" align=\"center\">  Alors, d\u00e9licatement et presque en la caressant, il lui passa la main sur lestomac. Elle jeta un cri aigu. Il se recula tout effray\u00e9. Ne pouvait-on se passer dun tapis? Pourquoi avoir renouvel\u00e9 l\u00e9toffe des fauteuils? De mon temps, on avait dans une maison un seul fauteuil, pour les personnes \u00e2g\u00e9es, du moins, c\u00e9tait comme cela chez ma m\u00e8re, qui \u00e9tait une honn\u00eate femme, je vous assure.  Il revint la semaine suivante, et se vanta davoir, apr\u00e8s force d\u00e9marches, fini par d\u00e9couvrir un certain Langlois qui, depuis longtemps, guignait la propri\u00e9t\u00e9 sans faire conna\u00eetre son prix. Le c\u0153ur dEmma lui battit un peu lorsque, son cavalier la tenant par le bout des doigts, elle vint se mettre en ligne et attendit le coup darchet pour partir. Mais bient\u00f4t l\u00e9motion disparut ; et, se balan\u00e7ant au rythme de lorchestre, elle glissait en avant, avec des mouvements l\u00e9gers du cou. Un sourire lui montait aux l\u00e8vres \u00e0 certaines d\u00e9licatesses du violon, qui jouait seul, quelquefois, quand les autres instruments se taisaient ; on entendait le bruit clair des louis dor qui se versaient \u00e0 c\u00f4t\u00e9, sur le tapis des tables ; puis tout reprenait \u00e0 la fois, le cornet \u00e0 pistons lan\u00e7ait un \u00e9clat sonore, les pieds retombaient en mesure, les jupes se bouffaient et fr\u00f4laient, les mains se donnaient, se quittaient ; les m\u00eames yeux, sabaissant devant vous, revenaient se fixer sur les v\u00f4tres. Tamburini, Rubini, Persiani, Grisi : c\u00e9l\u00e8bres chanteurs dop\u00e9ra italiens du moment. Madame Bovary- Ah! elle soccupe! A quoi donc? A lire des romans, de mauvais livres, des ouvrages qui sont contre la religion et dans lesquels on se moque des pr\u00eatres par des discours tir\u00e9s de Voltaire. Mais tout cela va loin, mon pauvre enfant, et quelquun qui na pas de religion finit toujours par tourner mal. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gillesbalmet.free.fr\/news\/NOURRITURESd.jpg\" alt=\"rencontre entre emma et leon\" align=\"center\"> Apr\u00e8s une longue pause, pendant laquelle Emma avait trouver un nouvel amant, qui lavait laiss\u00e9 tomber, elle va au th\u00e9\u00e2tre ou son mari tombe sur L\u00e9on. P95 Elle abandonna la musique. Pourquoi jouer? Qui lentendrait? Elle laissa dans larmoire ses cartons \u00e0 dessins et la tapisserie. A quoi bon? A quoi bon? La couture lirritait. Charles tombe bient\u00f4t amoureux dEmma Rouault, la fille .<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre entre emma et leon<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10352"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10352"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10352\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10353,"href":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10352\/revisions\/10353"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10352"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10352"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.flourishmedth.com\/forum\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10352"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}